Les grottes du Pic du Jer

Peu les connaissent … et pourtant c’est un beau voyage sous la terre qui vous attends ! Le Pic du Jer est plein de surprises, en surface mais aussi sous terre  😉

La visite guidée des plus hautes grottes de France (888 mètres d’altitude au départ, 909 mètres à l’arrivée), d’une durée de 40 minutes, vous entrainera le long d’une galerie artificielle d’une longueur de 360 mètres. Cette galerie a été créée par l’Homme afin de relier les différentes crevasses et cavités naturelles situées sous le Pic. Les grottes sont ouvertes au public depuis 1958.

A l’intérieur, il fait 10°, l’équipe du Pic ayant pensé à tout, vous pourrez emprunter un plaid si jamais vous n’êtes pas assez couvert !

Le Pic est né avant les Pyrénées, résultant des premiers chocs des plaques tectoniques (ibériques et eurasiennes). Les failles que l’on peut voir aujourd’hui dans les grottes sont apparues lors de la création des Pyrénées.

grottes la belle lourdes (3)

Restes fossiles

Chaque faille, fissure, stalactite et stalagmite témoigne du travail de la Terre et des millions d’années nécessaires à la création du Pic, tel qu’on le connait aujourd’hui.

Sur votre route, vous croiserez des fûts, aujourd’hui vides, qui permettaient au vin de vieillir dans des conditions optimales (altitude, température et taux d’humidité).

Plus étonnant encore, vous pourrez observer des herbes (fougères capillaires) qui poussent au plafond dans certaines salles.

Dans les grottes, de nombreux restes paléontologiques ont été retrouvés, notamment une mâchoire de cheval (visible au muséum de Lyon), preuve que des animaux préhistoriques ont foulé la terre du Pic.

Le 2ème gouffre d’une profondeur de 50 mètres (environ) abrite une faille par laquelle il est possible de voir la lumière du jour. C’est par ce minuscule orifice (large pour une personne) que les premiers explorateurs sont entrés lors de la découverte du site.

Informations complémentaires :

  • Site du Pic du Jer
  • La visite est accessible aux poussettes et personnes handicapées.
  • Tarifs visite guidée des grottes : Adulte : 3,80 € / Enfant : 2,70 €
  • les arrêts de bus sont présents aux pieds de nos hôtels. Pour vous rendre au Pic, il faudra emprunter la ligne S4 du citybus (toutes les 20 minutes)
  • ouverture : 25 mars au 3 juillet : 9h30 à 18h: dernière montée à 17h15.(fermé au public du 28 au 29 avril inclus) / 4 juillet au 4 septembre : 9h30 à 19h : dernière montée à 18h15 /  5 septembre au 30 octobre : 9h30 à 18h : dernière montée à 17h15 / 31 octobre au 13 novembre : 9h30 à 17h: dernière montée à 16h15 / 16 au 31 décembre :(fermé le 25) 10h00 à 17h00: dernière montée à 16h15.
  • Un ticket couplé visite du Château fort et Pic du Jer est disponible (la visite des deux sites peut se faire à des dates différentes)

2 réflexions sur “Les grottes du Pic du Jer

  1. En fait ce sont des dolines reliées par un tunnel artificiel. Mon texte sur le site patrimonial http://www.patrimoines-lourdes-gavarnie.fr : LES « DOLINES » DU PIC DU JER

    Il paraît que c’est en voyant le succès commercial remporté par le gouffre du Béout, que le directeur de l’époque, du révolutionnaire téléphérique du Pic du Jer, M. Bénit, décida en 1956, de mettre en valeur les grottes du Pic. Elles sont composées de deux salles qui se trouvent tout au sommet, à près de 1000 mètres d’altitude. Le magnifique panorama classé alors deux étoiles au Michelin, ne suffisait plus à drainer les cars de touristes.

    Il fit alors appel au célèbre spéléologue Norbert Casteret qui vint à Lourdes avec sa fille (1). Ils étudièrent les cavités. Son rapport fut succinct : ces grottes, appelées improprement dolines (2) par M. Bénit, n’avaient à ses yeux, guère d’intérêt. Qu’à cela ne tienne, la direction du Funiculaire agrandit les deux salles et creusa trois tunnels : le premier, de la gare à la première salle, le second, entre les deux salles et le troisième pour l’évacuation des pèlerins-touristes. Puis, on aménagea à grands frais l’ensemble, avec une sonorisation performante et des éclairages multicolores. On fit même venir de l’eau pour alimenter une petite cascade lumineuse. L’objectif : rendre le circuit ludique. On le compléta alors par des lampes au mercure qui rendaient les gens livides comme au musée Grévin alors en vogue, et à l’extérieur, par une galerie de miroirs déformants. Et le journaliste spéléologue Pierre Boulanger de conclure « Et le public rit, s’amuse, et s’en va, ravi et émerveillé. »

    En fait, il s’agit de deux diaclases appelées localement gouffres qui sont réunies par une galerie artificielle. Plus de fond musical, ni de lumière au mercure, seule fonctionne toujours la petite cascade. Les chauves-souris dessinées sur le panneau d’accueil n’ont, hélas, plus de droit d’entrée, les gouffres-diaclases étant obstrués par des filets.

    Pour être complet, on ne peut passer sous silence, la présence sur le site durant quelques années, après 1956, du regretté Pierre Pène. Il savait faire rire les foules, avec un humour débordant. Il terminait ses discours, après une énumération de tous les pics visibles de la table d’orientation : « Moi, personnellement celui que je préfère, c’est le pic… aillon. Par ici la monnaie messieurs-dames. » Et les francophones de se « bidonner. »

    En 1981, l’archéologue Jacques Omnès signala que les restes d’animaux déposés au Muséum de Lyon, dont une hémi-mandibule de cheval, trouvés dans les puits lors de l’aménagement touristique, avaient une origine quaternaire (2).Depuis peu, une association utilise les lieux pour fêter Halloween avec les enfants.

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